FIDLab

Drop! Cover! Hold on!

Stéphanie Roland

Belgique

Genre: Documentaire
Durée : 90’
État d’avancement : Développement
Budget : 173 632 €
Budget acquis : 67 750 €
Financement : SCAM, CBA, CCA, Gsara, Tënk
Pays de tournage : États-Unis

Premier Long-métrage

The Big One.
Le tremblement ultime.
Un état d’urgence silencieux et sans fin. Des lignes de faille qui nous échappent. Ils construisent leurs vies, leurs fictions, leurs rêves et leurs prophéties sur elle. Ils l’observent, la craignent et l’oublient. Ils s’endorment chaque soir sur elle. Quand les réveillera-t-elle ?
Drop! Cover! Hold on! est un récit stratifié qui explore la faille de San Andreas, un phénomène géologique très proche des studios de cinéma de Hollywood. Ses narrations superposées font écho aux couches géologiques de ces paysages mythiques. Le film devient une mosaïque de différentes histoires qui forment ensemble un portrait élargi de la notion de faille, entre réalité et fiction, monde réel et virtuel, géographie et affects. Soudain, la frontière entre fiction et documentaire se fissure et d’invisibles phénomènes terrestres se dévoilent, mais également des failles existentielles humaines, dans l’horizon d’attente d’un tremblement.

Note d'intention

Lors de mes repérages, j’ai parcouru la faille de San Andreas sur toute sa longueur et, même si des indices indirects de sa présence apparaissent ici et là, je ne l’ai jamais vue, elle s’est dérobée à moi comme le ferait un trou noir. Différents types d’images se croisent afin de refléter une réalité fragmentée, un portrait de cette faille inaccessible au regard et des humains qui vivent avec cette menace sous leurs pieds. Comment créer de nouvelles histoires dans une ère de post-vérité ?
Dans ce récit, la réalité et la fiction agissent comme deux plaques tectoniques, qui créent des frictions et des tremblements, notre chemin se fraye à travers cette route aux frontières floues, où des mirages peuvent parfois survenir. Progressivement, la structure de la faille influe sur celle du film : décalages, désynchronisations, chutes et tremblements jalonnent la ligne de montage.
Il me semble pertinent de donner une voix dans ce projet aux minéraux, éléments non- humains, qui existent depuis bien plus longtemps que nous et ont certainement de meilleures connaissances sur l’historique des phénomènes sismiques, l’ayant vécu au cœur même de leur matière. Les pierres ont ici une présence forte grâce à un dispositif sonore particulier, elles chuchotent, peut-être pour nous donner des indices concernant l’arrivée du Big One ?

Cinéaste

Stéphanie Roland

Filmographie

• The empty sphere | 2022 | 19’
• Podesta Island | 2021 | 23’
• Deception Island | 2017 | 13’

Production

Production : Dérives (Belgique)
Productrice : Julie Freres

Coproduction : Sound Image Culture (Belgique)
Productrice : Mary Jimenez

Coproduction : Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles

Filmographie sélective

Chloé Galibert-Laîné

Dan Sallitt

Paula Rodríguez Polanco

Riar Rizaldi

Advik Beni & Nehal Vyas

Leonardo Mouramateus

Katsuya Tomita

Ra Di Martino