SÉLECTION OFFICIELLE / COMPÉTITION INTERNATIONALE   FIDMARSEILLE 2012

première mondiale / compétitions prix GNCR et prix Marseille Espérance

   

METRAN MEN HADAAL-TURAB

TWO METERS OF THIS LAND / DEUX MÈTRES DE CETTE TERRE

Ahmad NATCHE

Mention du Prix Georges de Beauregard International
> palmarès 2012

 

TERRITOIRES PALESTINIENS
2012
Couleur et N&B
HD, DVC Pro
80’

Version originale
Arabe, anglais
Sous-titres
Anglais, français
Image
Rosibel Rojas
Son
Waleed Agel, Nadeem El Husary, Nicolas Tsabertidis
Montage
Ahmad Natche
Avec
Raouf Haj-Yahia, Noémi Kah, Omaima Hamori, Linda Sadi, Samah Amer, Anas Abu Oun

Production et distribution
Turab Films

Filmographie
- CADA PEZ A SU ESTANQUE, 2007
- EL EXTRANJERO, 2000
- LA LLAMADA DE LAS PIEDRAS, 1998


« Deux mètres de cette terre me suffisent aujourd’hui », qui donne le titre à ce film, est un vers du poète palestinien Mahmoud Darwich. Tout près de sa tombe à Ramallah, on assiste aux préparatifs d’un festival musical en plein air. Tout cela paraît être saisi sur le vif : réglages du son, fabrication des tréteaux, interviews préalables au spectacle, rencontres banales entre natifs et visiteurs étrangers (une japonaise s’exprimant en arabe, pour couper court à tout cliché). Mais le début du film nous aura discrètement prévenu : il s’agit de revenir sur les modes de représentation du peuple palestinien en vue d’entamer un film à venir. Prologue en guise d’avertissement : tout ce qu’on va voir a été, même imperceptiblement, mis en scène, et les actions d’apparence les plus simples ont été dirigées, choisies. C’est que le projet de ce film est de croiser deux perspectives énoncées par une jeune femme qui se déclare à la fois journaliste et poète. Quelle différence entre ces deux métiers d’écriture ? « Le journaliste, répond-elle posément, fait de grands événements un petit résultat. Le poète, inversement, fabrique à partir du petit quelque chose de grand. » C’est ce double programme qui dicte au film sa forme, sa patience, photographie d’un peuple libéré ici des images qui l’enferment ordinairement, ainsi que sa conclusion en forme d’hommage à Darwich, laissant le dernier mot au poème, avant qu’un panoramique ne nous offre le spectacle du territoire en horizon. (JPR)


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