Dans la maison de cet accordeur, pianiste et compositeur, il y a toujours un son de piano, brouillé, nasillard, sortant probablement d’un appareil peu coûteux. Il y a hors de chez lui, la répétition des notes, corde après corde, trois, deux, un, rituel de son activité. Il y aura aussi un concert sans public, il interprète une de ses compositions. Il se nomme Bonifacio Sànchez Lorenz, il est accordeur pour l’État Cubain à La Havane. Il n’est pas seul, il est solitaire.
Une observation volontairement lacunaire du quotidien d’un homme employé à Cuba.