“L’amour lui-même est plus important que l’objet qui l’inspire”, écrit une femme à une autre. L’une est Rosa Luxemburg, prisonnière politique. L’autre est son amie la plus proche, Sophie Liebknecht.
Astrid Johanna Ofner

Astrid Johanna Ofner
Autriche, 2024, Noir et blanc, 51’
Première Internationale
“L’amour lui-même est plus important que l’objet qui l’inspire”, écrit une femme à une autre. L’une est Rosa Luxemburg, prisonnière politique. L’autre est son amie la plus proche, Sophie Liebknecht.
Astrid Johanna Ofner
« Bien que nous soyons des femmes, nous n’avons pas peur » - le film s’ouvre sur « La lega », une chanson du mouvement socialiste italien, un témoignage frappant du rôle des femmes dans les syndicats de la fin du XIXe siècle. Je trouve très intéressant d’explorer la généalogie féminine du socialisme révolutionnaire à travers la figure de Rosa Luxemburg. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre recherche cinématographique et sur la manière dont elle vous a amené à elle ?
Au cœur du film se trouve la correspondance entre Rosa Luxemburg et Sophie Liebknecht pendant l’emprisonnement de la première de 1916 à 1918, quelques mois avant son assassinat. J’aimerais que vous nous disiez ce qui vous a le plus captivé dans ces lettres et comment vous les avez utilisées pour construire le film.
Dans votre film, les images de paysages urbains et de nature sont combinées avec celles de figures féminines : comment avez-vous travaillé avec les personnages féminins pour incarner cette correspondance ?
I had a dream last night
About love at first sight.
Long ago something happened so slow:
Forgotten - still there - hidden anywhere.
And jet - it was always in the air.
You hear a song
Some lines you recall
After so many years.
A book, a moment in the sun
A little bee saved on the run
By someone who cared.
And this feeling wanted to be shared.
Entretien par Margot Mecca