Programme 3 : L’amertume que nous avons connue, The bitterness we have tasted

PROGRAMME 3

INDAMA YAATI ALMASA’
NIGHTFALL
Mohamed Soueid
Liban, 2000, 68’

Des années après la guerre, Soueid retrouve d’anciens camarades de l’Escadron étudiant libanais de l’OLP. Ensemble, ils boivent pour se souvenir, oublier, et supporter la solitude.

À propos du programme L’amertume que nous avons connue

Positions arabes face à l’occupation et à la guerre

Les habitants de Maaloul, en Galilée, ne sont autorisés à visiter les ruines de leurs maisons qu’à l’occasion du Jour de l’Indépendance de l’État d’Israël. Les anciens résidents de Qouneitra n’ont qu’un accès limité à leur ville natale sur le plateau du Golan, détruite par l’armée israélienne avant sa restitution à la Syrie ; le régime syrien en a depuis fait un site mémoriel. À Haïfa, des maisons palestiniennes dont les portes et les fenêtres furent murées en 1948 demeurent encore aujourd’hui condamnées, prises dans l’ombre des façades de verre et des tours contemporaines. Comment les guerres permanentes, depuis la proclamation de l’État d’Israël en 1948, se sont-elles inscrites dans les biographies arabes et dans les formes mêmes de la vie sociale ? Comment vivre, penser, résister dans la durée ? Et sous quelles formes la solidarité s’est-elle manifestée ?

Sur fond de guerre israélienne actuelle contre Gaza – que plusieurs instances internationales considèrent comme relevant juridiquement du génocide –, de domination continue sur la Cisjordanie palestinienne, de réoccupation et de destruction du Sud-Liban, ainsi que de nouvelles incursions militaires en Syrie, ce programme explore les expériences arabes du conflit israélo-arabe à travers des films réalisés au cours des cinquante dernières années. Alors que la Cisjordanie et Gaza ont récemment occupé une place plus visible dans le champ cinématographique, le programme privilégie ici des œuvres venues du Liban, de Syrie et de la Palestine à l’intérieur d’Israël. Trois séances associent un moyen métrage centré sur une trajectoire biographique à un court métrage où le paysage devient le véritable foyer du regard. Une quatrième séance est consacrée aux questions soulevées par les pratiques de solidarité cinématographique internationale avec l’OLP.

Programme conçu par Irit Neidhardt.