Dioramas, Dioramas

Gonzalo Castro

Première Internationale

Gonzalo Castro, déjà présent au FID en 2010 avec Invernadero, portrait de l’écrivain mexicain Mario Bellatin, reprend ici ses gammes. Car le film balance entre les répétitions d’un spectacle de danse d’un côté, et, de l’autre, la vie au quotidien de deux jeunes femmes impliquées dans cette chorégraphie à venir. Voulues proches par la tension des corps vers la quasi immobilité d’un diorama, comme le titre l’indique, à savoir ces représentations immobiles en volume familières des Musées d’Histoire Naturelle, les répétitions souhaitent absorber en apothéose la dynamique des mouvements physiques. On l’aura aisément compris, il s’agit de mettre en relation deux types d’élan. Celui, construit et retenu, de l’art. Cet autre, dispersé, diffus, serein, mais tout aussi en gloire, de la vie amoureuse.

Il y a là un pari d’écriture cinématographique, qui ne se repose sur aucune recette narrative, sur aucun psychologisme, sur aucune des simplicités des captations de spectacle. Du même coup, dans cette conjugaison des chorégraphies, c’est le film lui-même qui tente une échappée vers une zone d’origine et d’innocence possible du cinéma. (JPR)