Rene O., Rene O.

Thomas Bauer

Première Mondiale

D’abord, on le voit prendre la route, puis, longuement, rouler pour aller faire ses courses sur un hypermarché loin du centre ville. De retour à son restaurant, assis à une table, il se met à parler, face caméra. Il ? Rene Orduna. Ni héros, ni victime, Rene se fait seulement le témoin de sa propre existence durant les années 70-80 aux États-Unis. Période de nomadisme, géographique et amoureux dont les seuls repères étaient alors festifs, voilà ce qu’il évoque, sans regret ni nostalgie : l’hypothèse de la joie. Et le film lui taille la place pour cette parole, jouant des couleurs et des sons comme de coussins où dignement l’asseoir.