Soirée VidéoFID du 21 février 2017

Le FIDMarseille est heureux de vous proposer, dans le cadre des soirées VidéoFID, le mardi 21 février 2017 à 20h00 dans ses locaux la projection de deux films de Martin Le Chevallier :
L’AN 2008 (FID 2011)
et
MÜNSTER de Martin Le Chevallier (Prix Marseille Espérance, Mention spéciale du Prix Georges de Beauregard national - première mondiale - FID 2016).
En présence du réalisateur.
 
PAF 4 €. Réservation recommandée, verres inclus.   Réservez votre place
 
L’AN 2008
 
Lan2008BDe performances en films, Le Chevallier mène un travail de sape des mythes et des discours contemporains, détournant aussi bien l’utopie sécuritaire, le drapeau européen qu’un tourisme vrillé. Dans ce dernier opus, 2008, sa crise économique et les analyses d’experts qui s’ensuivent sont la cible. Un fripier du Nigéria croise un « consommateur français » qui semonce une « ouvrière chinoise » qui rêve de vivre comme un « Américain » qui, etc. Un humour pince-sans-rire dicte à ces figures de la rhétorique médiatique. Chassés-croisés drolatiques dans lesquels chacun endosse tour à tour les habits de la victime et du méchant.

Nicolas Feodoroff
 
MÜNSTER
 
Munster150 Munster150C Munster150B
 

«L’utopie communautaire ressuscitait aussi dans Münster, de Martin Le Chevallier, qui retrace la genèse et le déclin d’une communauté anabaptiste au 16è siècle, préfigurant à la fois l’idéal communiste et la théocratie la plus autoritaire (les analogies avec Daesh sont troublantes). Eclairer le présent avec les lanternes du passé semble être le voeu pieu de ce film singulier, dans lequel un noir et blanc hiératique alterne avec une colomètrie pop et un humour pince-sans-rire, rappelant occasionnellement le Perceval de Rohmer.».
chronicart - juillet 2016

«D’autres films ont davantage joué sur l’imbrication de différents niveaux de narration. C’est le cas du brillant Münster – une fable aussi triste que malicieuse –, réalisé par Martin Le Chevallier qui tente de réconcilier deux versions – celle des vainqueurs et celle des vaincus – d’une même histoire : la mainmise sur la ville de Münster, au 16e siècle, par une communauté anabaptiste qui sera finalement défaite par le pouvoir catholique alors en place».
art press - août 2016

«Il faut d’emblée souligner le beau travail de Münster de Martin Le Chevallier, qui du haut d’un néo-humanisme sans surplomb, renvoie dos à dos le pouvoir et le fanatisme par le biais de l’épisode (instructif, de surcroît) des « anabaptistes ».
Teinté d’une sorte de lassitude, inspirée notamment par ses deux narrateurs beckettiens, le film semble nous parler de loin, comme si ses personnages, conscients des limites inhérentes au présent du feu de l’action, attendaient le verdict de l’Histoire avant de tirer des conclusions trop hâtives.».

critickat - juillet 2016

 
Münster, 1533. Tandis que l’hégémonie catholique en crise vacille, des anabaptistes autoproclamés menés par un prédicateur dénommé Jean de Leyde instaurent une utopie communautaire. Martin Le Chevallier dont L’an 2008 (FID 2011) dépliait sur un mode faussement ingénu le discours médiatique de l’économie libérale, empoigne ici une autre mythologie et raconte le naufrage d’une espérance et d’une expérience communiste avant l’heure en Allemagne du nord. Sous les yeux de deux figures incarnant le candide et l’historiographe, tout à la fois acteurs, témoins et commentateurs, se rejoue cette épopée. Et voilà les duettistes à interroger l’invention des mythes, l’ivresse de la foi et les vertus de la tyrannie.
Loin de tout naturalisme, usant de l’anachronisme comme d’un outil politique, Le Chevallier interroge par la fable la possibilité même de la véracité d’un récit, la représentation d’un fait lointain, sa transmission ainsi que la menace de sa falsification. Convoquant aussi bien le Buñuel de La voie lactée que Dürer, le Dreyer de La passion de Jeanne d’Arc que les vignettes médiévales, Le Chevallier offre là une mise en récit aux cadres hiératiques, tirés au cordeau, mâtinés d’un usage épisodique d’un somptueux noir et blanc tel un hommage paradoxal au cinéma. Un récit mis en abyme oeuvrant à la manière d’une chanson de geste animées, qui abolit les temps historiques et où les mondes de la fable et des récitants comme ceux du passé et de notre présent s’interpénètrent, se répondent, non sans humour, en jeux d’échos et de miroirs.

Nicolas Feodoroff
 
 
 
Entretien avec Martin Le Chevallier au sujet de MÜNSTER paru dans le quotidien du FIDMarseille du 13 juillet 2016   venir au FIDMARSEILLE
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