SÉLECTION OFFICIELLE / COMPÉTITION FRANÇAISE - COMPÉTITION PREMIER 2016   FIDMARSEILLE 2016
première mondiale
   
 Atlal150 ATLAL
Djamel Kerkar

- PRIX PREMIER
- MENTION SPÉCIALE DU PRIX INSTITUT FRANÇAIS DE LA CRITIQUE EN LIGNE
- MENTION SPÉCIALE PRIX DU GROUPEMENT NATIONAL DES CINÉMAS DE RECHERCHE (GNCR)
  Algérie, France
2016
Couleur
HD, Stéréo
100’

Version originale
arabe
Sous-titres
français, anglais
Scénario
Djamel Kerkar
Image
Bilel Madi, Djamel Kerkar
Montage
Corentin Doucet, Djamel
Kerkar
Son
Antoine Morin

Avec
Farid X, Ammi Lakhdar,
Ammi Rabah, Lakhdar,
Mohammed, Rouaf, Abdou
Bennou, Moundhir, Mounir,
Nouaaman

Production
Debzi Jaber
(Prolégomènes), Narimane
Mari, Olivier Boischot et
Michel (Haas CENTRALE
ELECTRIQUE)
Distribution
Pascale Ramonda

Filmographie
Earth is full of ghosts,
2014
Archipel, 2012
Pour ce premier film, Djamel Kerkar part du douloureux, ce qui a meurtri l’Algérie dans les années 1990, la décennie noire. A l’écran, de fragiles images VHS, brouillées, enregistrées en 1998, scrutant par le détail mais comme sidérées, un champ de ruines battu par le vent : amas indistincts de béton envahis d’herbes folles, ferrailles saillantes, enchevêtrées. On est à Ouled Allal, bourgade qui fut le théâtre à l’automne 1997 d’une opération militaire de sinistre mémoire qui l’a alors éradiquée. Puis Ouled Allal, aujourd’hui. Le silence, toujours, mais les herbes folles, plus drues, plus denses y côtoient de nouveaux bâtiments tout juste sortis de terre ou en chantier, silhouettes fantômatiques. Un paysage où prennent corps, un à un, des visages et des récits d’hommes. Des paroles longuement déployées qui esquissent des Histoires différentes, affaire de générations. Depuis cette modeste terre se dessine, d’un temps à l’autre, tout un monde hanté par la guerre, entravé, pris entre la mémoire figée des combats d’avant-hier et celle impossible, confisquée, des disparus et des massacres restés impunis. Se souvenir ? Partir ? Un monde dont l’Histoire reste encore à écrire et dont les révoltes, les désirs et les rêves ne trouveraient de place qu’en chanson ou dans ces trois lettres inscrites sur un mur, MCA, le mythique club d’Alger. Et où se laissent deviner les ruines, moins visibles celles-ci, d’une société tout entière, ses non-dits, ses défaites et les frustrations de la jeunesse aujourd’hui. Les ruines du titre : Atlal. (NF)
 
 
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