SÉLECTION OFFICIELLE / COMPÉTITION INTERNATIONALE   FIDMARSEILLE 2016
première mondiale
   
Funerailles150 FUNÉRAILLES (DE L’ART DE MOURIR)
Boris Lehman
  Belgique
2016
Couleur
16 mm
97’

Version originale
français
Image
Antoine-Marie Meert,
Camille Buti
Montage
Ariane Mellet
Son
Jacques Dapoz, Luc Rémy

Avec
Boris Lehman

Production
DOVFILM en co-production
avec les Films du
Centaure (Montréal),
Bandits-Mages (Bourges)
et avec l’aide du Centre du
cinéma et de l’audiovisuel
de la Fédération Wallonie-
Bruxelles de la Région
Bruxelles-Capitale, du
Fresnoy, studio national
des arts contemporains
et de la Fondation Boris
Lehman

Filmographie
Mes sept lieux, 2013
Histoire de mes cheveux,
2010
Tentative de se décrire,
2005
Histoire de ma vie
racontée par mes
photographies
, 2001
Lettre à mes amis restés
en Belgique, 1983
On ne saurait parler de Boris Lehman. Pourquoi ? Parce qu’il est devenu, déjà, légendaire dans l’histoire récente du cinéma européen. Parce que, surtout, parler de lui, il s’en est chargé le premier : son oeuvre est en effet par nature autobiographique, ou, pour répéter ses propres mots : « auto-bio-cinématographique ».
Mêler son existence et l’enregistrement de celle-ci, choisir de faire de sa vie une oeuvre, mais sans monumentalité aucune, au contraire, la tricoter amplement, systématiquement au fil des bobines (on se souviendra, au milieu de tant de titres, de Histoire de ma vie racontée par mes photographies au FID 2013) : voilà le projet « Babel », ainsi intitulé par Lehman. Il y manquait, en toute rigueur, un point final. Mais lui aussi, alors, en forme de point de suspension, pour rester fidèle à sa manière. C’est cette marque de ponctuation ultime et suspensive que nous propose son dernier opus, présenté de fait comme conclusif : on y assiste aux différents rites d’adieu : choix de cercueil, inhumation, cortège funéraire, oraison funèbre, discours testamentaire, etc. Comme à son habitude, se mélangent ici le facétieux et l’émouvant, le burlesque et la confession. Dans « de l’art de mourir », qui fait sous-titre, et semble emprunter à la sagesse antique, c’est surtout l’art qui se laisse entendre ici, bel et bien vivant : posthume pour rire, pré-posthume peut-être, mais à coup sûr très animé.
(JPR)
FaLang translation system by Faboba