Soirée VidéoFID du 22 septembre 2015

Le FIDMarseille est heureux de vous proposer, dans le cadre des soirées VidéoFID, le mardi 22 septembre 2015 à 20h00 dans ses locaux la projection de deux films de Nicolas Boone, HILLBROW (Compétition - première mondiale - FID 2014) et PSAUME (Compétition - Prix du Centre National des Arts Plastiques et Prix des Lycéens - première mondiale - FID 2015).
En présence du réalisateur.

PAF 4 €. Réservation recommandée, verres inclus.   Réservez votre place
     
  
HILLBROW   PSAUME
Un homme au sommet d’un immeuble, menacé, au bord du vide qui s’ouvre derrière lui, surplombant la ville. Puis un autre, parcourant la ville à pied, dont la marche sera interrompue par une agression, supposée fatale, puis... Les situations de s’enchaîner, pour déplier une traversée de Hillbrow, quartier de Johannesbourg qui fut en vogue, devenu une zone dense et violente. On retrouve la prédilection de Nicolas Boone pour les environnements urbains laissés en marge et souvent chargés de stéréo- types, qu’il s’emploie à détourner, comme déjà avec son précédent film cosigné avec Olivier Bosson 200% (FID 2011). Ici la traversée sera guidée par des personnages fictifs incarnés par des habitants du quartier. Dix saynètes inspirées de récits collectés sur place, inscrites dans la ville offrant autant de parcours filmés en plan séquence, dont l’ultime, saisissant. Peu de paroles dans un film où le langage du corps et des actions s’incarne dans les espaces : supermarché, rue, parking, terrains vagues. Avec la figure omniprésente de la marche, toute de lenteur ou dans l’urgence, mais toujours comme une inscription dans un paysage. Et en arrière plan de la violence comme rupture, explicite ou sous-jacente, son contrepoint, l’idée d’une communauté qui ferait corps. (NF)   On connait le goût de Nicolas Boone pour la fable, que ce soit Les dépossédés (FID 2011) offrant la vision d’un futur proche ou Hillbrow (FID 2014), qui réinventait l’imaginaire d’un quartier de Johannesburg. Avec Psaume, pas de lieu déterminé cette fois sinon les signes contemporains d’une Afrique subsaharienne. En ouverture, venu du fond blanc de l’écran et comme issu d’une poussière terreuse, un modeste attelage tiré par un âne, accompagné de silhouettes fantomatiques arrive à un puits. Boire, s’affairer avec un bidon, tel sera leur premier acte, lent, long, nécessaire, primordial. Puis repartir. D’une scène à l’autre, dont l’évidence s’impose à chaque fois par un long plan séquence enveloppant l’espace, ample et fluide, se dessine un paysage d’après la catastrophe, aux couleurs ternies, sans soleil. Peu à peu cette maigre cohorte mutique, âpre communauté de fait constituée par les hasards de l’errance, va faire des rencontres : des soldats aux armes usées, des enfants, des fous, des villages désertés, figures archétypales d’une possible guerre dont on ne saura rien non plus. De cette traversée au bord de l’épuisement, on ne connaîtra rien de ses causes, mais on la devine plongeant dans un passé lointain. Ainsi semble se dérouler sous nos yeux, errance, fuite ou exil vers de meilleures terres, on ne saura pas, un de ces mouvements d’une humanité originelle, dans l’horizontalité d’un paysage sans bords. (NF)
     
Entretien avec Nicolas Boone à propos de HILLBROW paru dans le quotidien du FIDMarseille du 5 juillet 2014.   Entretien avec Nicolas Boone à propos de PSAUME paru dans le quotidien du FIDMarseille du 2 juillet 2015.
 

 

 
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