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Barry

Entretien avec Alexandre Barry au sujet de TOUT SEUL AVEC MON CHEVAL DANS LA NEIGE, AXEL BOGOUSSLAVSKY paru dans le quotidien du FIDMarseille du 2 juillet 2014

Davantage que le portrait d’un acteur, qui raconterait son art et sa carrière, votre film semble faire le choix d’évoquer un personnage, quasi fantastique.
Oui, c’est vrai. Cette dimension fantastique, Axel Bogousslavsky la porte en lui. Il entretient un lien particulier avec les choses de l’esprit, avec la magie, avec la poésie. Avec ce qui n’est pas limité par le réalisme et le rationalisme, avec les rêves. Rendre sensible cet univers singulier et ces dimensions parallèles était pour moi essentiel dans l’écriture du film. Il s’agit davantage du portrait d’un imaginaire en mouvements que celui d’un artiste à travers sa biographie. C’est un conte, aussi.

Votre rencontre avec Axel Bougousslavky ? Suite à un spectacle ?
 Nous nous connaissons depuis une quinzaine d’années. Nous avons travaillé ensemble à plusieurs reprises au théâtre avec Claude Régy, lui comme acteur, moi comme collaborateur artistique. Nous sommes devenus très proches ces trois dernières années, depuis que nous préparons ce film. Le cheval du titre ? Il y a quelques années j’avais déjà proposé à Axel de faire un film avec lui mais il avait refusé. Très délicatement, il m’a dit ces mots : « Je préfère rester tout seul avec mon cheval dans la neige». Cette phrase est restée en moi. L’image est nette, elle raconte si bien quelque chose de lui. Quand, des années après, je lui ai reparlé de ce projet, et qu’il a accepté, je lui ai proposé ce titre. Il m’a dit : «c’est vachement beau, ça vient d’où ?» De toi...

Pouvez-vous nous éclairer sur la production : temps de tournage, équipe, montage, etc. ?
 La préparation du film s’est étalée sur deux années. Je voyais Axel deux ou trois fois par semaine. Pour le voir vivre et l’écouter. J’ai ensuite écrit un scénario à partir de ces moments partagés. Nous avons tourné en six jours et six nuits. Le montage et les étapes de post-production ont duré dix semaines. Il a fallu se battre pour à peu près tout. En termes de moyens de production, ce film n’existerait pas sans l’investissement humain et artistique des différents collaborateurs de mon équipe.

Propos recueillis par Jean-Pierre Rehm

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