Soirée du 17 octobre 2013

APHM

Le FIDMarseille est heureux de vous vous inviter à une soirée, en collaboration avec l’APHM -Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille - le jeudi 17 octobre au pôle Psychiatrie Centre (Salle de spectacle Antonin Artaud - 147, bd Baille 13005 Marseille). Projections suivies d'un débat autour d'un verre.

20h00 - Projection de courts-métrages réalisés par les participants de l’Atelier cinéma « Les Rêveurs » guidé par deux réalisateurs, Séverine Mathieu et Emmanuel Vigier, au Pôle Psychiatrie Centre et au Pôle Sainte-Marguerite. Une création partagée : co-produite par la direction culturelle de l’APHM, le collectif Cailloux et l’association dis-FORMES.  :
Cerveau de Thomas Lipcey, Nocturne d'Evelyne Badier, Cartes postales de Florence Vaillant et Tokyo de Séverine Mathieu.

20h30 - Projection du film À PEINE OMBRE de Nazim Djemaï présenté en première mondiale, et lauréat du prix Georges de Beauregard National au FIDMarseille 2012, présentée par Jean-Pierre Rehm et en présence Geneviève Carles, animatrice de l'atelier vidéo de la Clinique de La Borde, assistante du film. (France, 2012, 86 minutes)

       
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http://fidmarseille.org/newsletter/DjemaiCloture.jpgNazim Djemaï et Geneviève Carles lors de la remise du prix Georges de Beauregard National au FIDMarseille 2012

       

On se souvient de Nawna (primé au FID 2007), tourné dans le Grand Nord canadien des Inuits. Nazim Djemaï, à l’écoute de la difficile transmission entre générations, y laissait les paroles recueillies se fondre dans une étendue neigeuse loin du simple décor. Voici à nouveau la nature, avec ses saisons clairement marquées cette fois, et à nouveau le verbe, très diversifié en réalité, matières de son dernier film. Car c’est de La Borde qu’il s’agit, clinique fameuse pour son site en pleine campagne, son château côtoyant sur 40 hectares de bois et d’étangs, un jardin potager, une serre, un poulailler. Mais plus célèbre encore pour le choix fait par son fondateur, le docteur Jean Oury, en 1953, d’y remettre radicalement en cause la pratique psychiatrique, les rapports et la hiérarchie de l’accès au savoir entre patients et soignants.
Pour décrire ce paysage rare, fait de lieux autant que d’êtres, Nazim Djemaï déroule simplement une suite de portraits, longues séquences en plans fixes, chaque protagoniste décidant de l’endroit, quelquefois insolite (tel ce jeune homme debout près d’une machine qui assourdit ses propos), où il souhaitait s’exprimer. Dans cette succession de discours, du flux de paroles jusqu’au mutisme, de pensionnaires et de membres de l’équipe de soin, la surprise, l’émotion, la gravité, le comique parfois aussi, singularisent autant chacun d’eux «devant les hautes solitude de la maladie » (N. Djemaï) que la distribution des rôles attendue en est perturbée.

Jean-Pierre Rehm

 

Entretien avec Nazim Djemaï à propos de “À peine Ombre” paru dans le quotidien du FIDMarseille du 5 juillet 2012. 

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