SÉLECTION OFFICIELLE / COMPÉTITION FRANÇAISE   FIDMARSEILLE 2013

première mondiale

   

LOUBIA HAMRA
HARICOTS ROUGES

Narimane MARI

Grand Prix de la Compétition Française, mention spéciale du Prix Marseille Espérance et lauréat du Prix Renaud Victor

 

ALGÉRIE/FRANCE
2013
Couleur
HD
77’

Version originale
Algérien
Sous-titres
Anglais et français
Image
Nasser Medjkane
Son
Guillaume Pellerin, Olivier Luce
Montage
Caroline Detournay, Anita Roth, Narimane Mari
Avec
Adlane Aïssani, Amir Nourine, Bilal Azil, Chems-Eddine Boudjema, Feyçal Ould Larbi, Ghania Aïssani, Housseim Eddine Chatouani, Haïtem Hala, Kawtar Bakir, Madjid Bouabdellah, Mounir Laïb, Mohamed Brahimi, Nassim Brahimi, Nedjmeddine Benarafa, Rehab Bakir, Rabah Issam Hadj Aïssa, Yacine Bennour, Samy Bouhouche, Michel Haas, Narimane Mari, Olivier Luce, Zahra Laïb

Production
Allers Retours Films

Sur une plage d’Algérie, des gamins barbotent, dorment, se chamaillent — puis, soudain, s’en vont en guerre. Ni Sa majesté des Mouches, ni La Guerre des boutons. Narimane Mari, pour son premier long-métrage empli de grâce, filme de près cette mêlée enfantine, au rythme accidenté d’une imagination qui emprunte au grand vrai, à l’Histoire nationale : à la guerre d’indépendance, rien de moins. Quand le « pour de faux » devient le moteur d’un emballement général, on progresse alors dans un éclat de cris et de paroles en l’air, aux trousses de cette volée d’enfants dont le pas décidé martèle les escaliers, envahit les maisons, et traverse les places de village, avant d’étendre le temps aux dimensions d’un rêve dans une chorégraphie d’ombres guerrières ou une exploration nocturne du cimetière qui annoncent les dangers à venir. Car Loubia Hamra joue, elle aussi, l’audace d’une inversion. À l’écrasant tragique — la colonisation, la guerre — elle substitue le fragile, à l’image de ces « petits poissons qui n’ont pas de message » flottant dans la Méditerranée, frontière mouvante qui ouvre et clôt le film. Sérieuse comme dans les jeux d’enfants, l’Histoire est ramenée à la taille sans mesure d’un fantastique théâtre de silhouettes, et d’autant plus grave que l’enfance n’y est pas engloutie, mais surnage, rivale, inaccomplie, libre encore d’un destin écrit.

Céline Guénot

Entretien avec Narimane Mari au sujet de LOUBIA HAMRA paru dans le quotidien du FIDMarseille du 5 juillet 2013
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