Tsai Ming Liang

 

Tsai Ming Liang

 
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Aujourd’hui l’un des grands maîtres asiatiques du cinéma, Tsai Ming-Liang est né en 1957 en Malaisie. En 1977, il se rend à Taïwan pour étudier à l’Université Chinoise de la Culture où il obtient son diplôme de théâtre en 1981. Durant ses études, il écrit des pièces de théâtre et met en scène trois d’entre elles : “Instant Bean Sauce Noddle” (1981) et  “A Sealed Door in the Dark” (1982) et “A closet in the room”. Chacune explore avec humour la solitude des hommes dans la ville.

Tsai Ming-Liang consacre les années qui suivent à la production télévisuelle et à l’écriture de scénarios de films. À partir de 1989 il dirige plusieurs téléfilms dont “The Corners of the World” et “The Kid” qui sont alors très remarqués.

C’est pendant le tournage de “The Kid” qu’ il fait la connaissance de celui qui deviendra son alter-ego, son modèle recurrent et fétiche : Lee Kang-Sheng. Sans avoir la moindre formation d’acteur, Lee Kang-Sheng endosse le personnage de Xiao Kang qui traversera tous les films de Tsai Ming-Liang comme si l’on suivait sa vie. En s’inspirant de son histoire, Tsai Ming-Liang écrit son premier long-métrage “Les Rebelles du Dieu Néon” en 1992 .Le film reçoit le Sakura de Bronze au Festival de Tokyo et le prix de la Première Oeuvre à Nantes en 1993.

En 1994, son film “Vive l’Amour”, chef d’oeuvre d’épure de la mise en scène et d’intensité émotionnelle (les larmes du dernier plan sont devenues mythiques) obtient le Lion d’Or au Festival de Venise, le prix de la Fipresci et le Prix du Meilleur Réalisateur. La reconnaissance est alors mondiale et se confirme les années suivantes.

“La Rivière” reçoit en effet en 1997 l’Ours d’Argent au Festival de Berlin ainsi que le Hugo d’Argent au Festival de Chicago. Le film est encore aujourd’hui cité par de très nombreux jeunes cinéastes comme une référence absolue.

En 1998, il participe au vaste projet lancé par la chaîne franco-allemande ARTE autour de l’An 2000 en réalisant “The Hole”. Le film est sélectionné au Festival de Cannes en Compétition et reçoit le Prix de la Fipresci ainsi que le Hugo d’Argent et le prix du Meilleur Réalisateur et du Meilleur Film Asiatique au Festival International de Singapour.

En 2001, “Et là-bas quelle heure est-il ?” marque sa première incursion en France, le pays de son idole François Truffaut, et  sa rencontre décisive avec Jean Pierre Léaud. Le film  reçoit le Prix de la meilleure bande sonore au Festival de Cannes  (en Compétition) et de nombreux prix dans divers festivals.

En 2002, il réalise un court-métrage “Le pont n’est plus là” en partenariat avec Le Fresnois et son film “Goodbye Dragon Inn”, bouleversant témoignage sur la fermeture d’un cinéma de quartier sort en 2003. La même année, il produit le premier film de son acteur et muse Lee Kang-Sheng : “Missing”.

En 2002, il reçoit du gouvernement français la distinction de Chevalier des Arts et Lettres.

En 2004, “La Saveur de la Pastèque”, comédie musicale politique et poétique est couronné trois fois au Festival de Berlin, recevant l’Ours d’Argent pour sa contribution artistique exceptionnelle, le prix Alfred Bauer et le prix de la Fipresci.

En 2006, “I Don’t Want to Sleep Alone” marque son premier retour en Malaisie, son pays natal, et la rencontre fructueuse avec des acteurs Bengalis qui illuminent le film autant qu’ils incarnent le contraste et le dynamisme culturel si cher à Tsai Ming-Liang.  Le film est parrainé par le « New Crown Hope Event » de Vienne, organisé à l’occasion du 250ème anniversaire de la naissance de Mozart. Il est sélectionné au Festival International de Venise en compétition officielle.

En 2009, le Musée du Louvre ouvre pour la première fois ses portes à un cinéaste et choisit Tsai Ming-Liang pour lancer cette grande initiative internationale. Le film “Visage”, avec à nouveau Lee Kang Sheng et Jean Pierre Léaud, est ainsi coproduit par le Musée du Louvre et par JBA Production et sélectionné au Festival de Cannes en Compétition. Il reçoit les prix du Meilleur décor et meilleur costume au Golden Horse Festival de Taipei (Taiwan 2009) et au 4th Asian Film Awards AFA (Hong-Kong 2010). La même année, il répond à l’appel du Festival de Lucca en Italie et réalise “Madame Butterfly” pour centenaire de la naissance de Puccini. Le film, présenté au FID Marseille et dans d’innombrables festivals internationnaux est une relecture très libre de l’opéra, pour laquelle Ming-Liang retrouve la Malaisie et son actrice Pearly Chua.

Depuis “Madame Butterfly”, Tsaï Ming-Liang prolonge ses réflexions sur les relations entre image, homme et espace à travers des formes cinématographiques plus courtes et visant l’épure. Il crée en 2007 « It is a Dream », « Erotice Space » et la série “Walker” en 2012-2013. “Walker- Hong Kong” a été présenté en cloture de la Semaine de la Critique au dernier Festival de Cannes et “Diamond Sutra” au dernier Festival de Venise.

 
     
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