SÉLECTION OFFICIELLE / COMPÉTITION FRANÇAISE   FIDMARSEILLE 2012

première mondiale /compétitions GNCR, prix Renaud Victor & et prix Marseille Espérance

   

JAJOUKA QUELQUE CHOSE DE BON VIENT VERS TOI


 

Eric et Marc HURTADO

 

FRANCE, MAROC
2012
Couleur
Super 16 mm
62’

Version originale
Français, arabe
Sous-titres
Français
Image
Eric et Marc Hurtado,
Pascal Auffray
Son
Ludovic Elias, Fred Maury, Jean-François Terrien
Montage
Justine Hiriart
Avec
Bachir Attar, Shiraz El Khairi, Amin Serhani, Ahmed Ettalha, Amin El Moutawafiq, Aicha asebban, Mohamed El Abboudi, Mohamed Konte, Ahmed Jilali, Yassin Hanae, Nora Larach, Chaimaa el Ouazzari.
Les enfants du village : Mohamed El Ghilani, Mohamed Slimani, Mohamed Serhani, Hamza Sliman, Wadii El Hamoudi
Les femmes du villages : Mennana El Attar, Saida el Hend, Habiba El Ouazari, Fetouma El wahabi, Fatma El Bouhsini ; Hamed Sahrani
Les Maîtres Musiciens de Jajouka: Mustapha Attar, Mohammed Attar, Adderrzak El Attar, Abdellah Bokhzar, Bouker Talha, Mokhtar Jahgdal, Mohammed el Hammadi, Lahcen Kaddouri.

Avec les voix de Bachir Attar et Eric Hurtado

Production
Atopic

En brefs tableaux stylisés, un conte archaïque ouvre le film pour revenir sur la création divine de la musique. Le mythe se prolonge dans un univers aux dimensions sacrées où il est difficile de départager le fantastique légendaire de sa perpétuation actuelle. Où est-on ? Dans le Rif marocain, à Jajouka, village où sont célébrés depuis plus de deux mille ans, en musique et en danse, des rites de fertilité présidés par Bou-Jeloud, « le Père des Peaux», version locale du dieu Pan.
On savait les frères Hurtado fameux musiciens : leur groupe Etant Donnés s’est signalé par sa collaboration avec Alan Vega, Genesis P-Orridge, parmi d’autres, ou avec Philippe Grandrieux pour qui ils ont réalisé la BO de plusieurs de ses films. On les savait aussi cinéastes expérimentaux. Les voilà conjuguer ici leur double passion, relevant le défi d’une remontée dans le temps pour saluer les Maîtres Musiciens de Jajouka, d’hier comme d’aujourd’hui. Le temps, d’ailleurs, aurait-il passé ? Il ne s’agit donc pas de fabriquer une partition destinée à accompagner des images autonomes, mais bien de faire de la musique (de sa stridente nudité, de son dépouillement incantatoire) et de son histoire, la substance même des images, du scénario à sa mise en scène. Leur choix, d’évidence pasolinien : ressusciter l’archaïsme en lui restant fidèle, dans le traitement des décors, des lumières, du jeu, des costumes. La beauté ici tient à ce frottement rugueux entre le mutisme des personnages et leurs élans effrénés en direction d’une autre voix possible.

Jean-Pierre Rehm

Entretien avec Eric et Marc Hurtado au sujet de JAJOUKA, QUELQUE CHOSE DE BON VIENT VERS TOI paru dans le quotidien du FIDMarseille du 5 juillet

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