Soirée VidéoFID du 27 mars 2012

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Le FIDMarseille est heureux de vous proposer dans le cadre des soirées VidéoFID, le mardi 27 mars 2012 à 20h00 dans ses locaux la projection de deux films, GENNARIELLO DUE VOLTE d'Élise Florenty en Compétition Française, projeté en première mondiale au FID 2009 et HOLY TIME IN ETERNITY, HOLY ETERNITY IN TIME d'Élise Florenty et Marcel Türkowsky, en Compétition Française, projeté en première mondiale au FID 2011.
En présence d’Élise Florenty et Marcel Türkowsky.

PAF 4 €.  Réservation recommandée, verres inclus.     Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
         
 GENNARIELLO DUE VOLTE
d'Élise Florenty
(France, 2009, 36’)
   HOLY TIME IN ETERNITY, HOLY ETERNITY IN TIME d'Élise Florenty et Marcel Türkowsky
(France, 2011, 43’)
A l'origine du projet d’Élise Florenty, un texte de Pier Paolo Pasolini. Engagé comme on sait dans la vie de la cité, le cinéaste a publié en 1975 dans le quotidien Corriere della Sera une suite d'articles sous forme d'adresse pour le futur à un lecteur fictif, adolescent napolitain de 15 ans qu'il prénomme Gennariello. Propédeutique pour la révolte, souvent virulents, ces textes réunis sous le titre de Lettres luthériennes-Petit traité pédagogique évoquent pêle-mêle la famille l'école, les médias, la religion, la politique.
A l'écran du film d’aujourd’hui, Naples aujourd'hui : des jeunes garçons jouent dans un terrain vague, un lycée est occupé, la ville est aperçue par morceaux. Des gestes, des corps, des lieux. Une voix sert de fil : celle de Gennariello ici et maintenant, écho vivant à la voix restée muette dans la correspondance factice. Présente, mais dans le retrait du off. Gennariello aurait aujourd’hui l'âge qu'avait Pasolini lorsqu'il a écrit ces textes. Les rôles inversés, Gennariello, due volte ouvre la possibilité d'un échange rétrospectif. Cette réponse, souvent critique, nous invite à la lecture de ces lettres à l'aune de notre temps, comme au processus inverse : que nous disent-elles du présent, des engagements à poursuivre, des écueils, des échecs, des utopies ? Qu'est-ce que cette Naples imaginée par Pasolini ? Comment représenter aujourd'hui l'adolescence, cet entre-deux temps ? Comment la filmer ?
Gennariello, due volte, en revenant aussi sur les lieux de certains films de Pasolini ou en évoquant certaines séquences, entre hommage et réactualisation, fait le choix de maintenir cette suspension, ce temps double. Film ponctué de séquences à rebours créant des corps fantômatiques et mutants, nous installant dans un temps paradoxal et dialectique, rétrospectif et prospectif, tout un.

Nicolas Féodoroff
 
Ecran noir en prologue : une voix, celle d'un homme, se raconte. Le récit, d'abord individuel, s'amplifie, monte par digressions en un monologue embrassant dans son flot toute une mythologie centrée sur l'être-Noir, aujourd’hui, aux Etats-Unis. Les mots entrent en un dialogue, alternant, schizophrène, du « tu » écrit en carton sur l’écran au « je » énoncé par la voix en off. Elise Florenty, dont on se souvient du beau Gennariello Due Volte (compétition FID 2009), est accompagnée cette fois d’un nouveau complice, Marcel Türkowsky. Tous deux rendent explicite dans ce début de film leur projet : de soi à l'autre, il s'agira de passages et d'échanges, de porosités entre la parole et l'écoute, les figures et les lieux.
Deuxième séquence. Nous sommes quelque part dans un Sud nourri de Faulkner, non loin des contrées du comté imaginaire de Yoknapatawpha, où se déroulent la plupart de ses romans. Il serait vain de tenter de restituer un quelconque récit ici. Le film nous emporte dans un flux de sensations charnelles, de paysages étranges et les séquences s'emboîtent les unes aux autres, distribuant apparitions et disparition selon un mode organique, en un fondu perpétuel. Toutes les images, tous les sons se révèlent hantés, par l'histoire, par la nature, par la littérature aussi. C’est la fabrique d’une fluidité où imaginaire et réel n'ont pas lieu d'être distingués, en vue d’une ode au monde comme l'indique le titre, emprunté au poème Footnote To Howl d'Allen Ginsberg.

Jean-Pierre Rehm
 
     
Entretien avec Élise Florenty à propos de GENNARIELLO DUE VOLTE paru dans le quotidien du FIDMarseille du 9 juillet 2009.
  Entretien avec Élise Florenty et Marcel Türkowsky à propos de HOLY TIME IN ETERNITY, HOLY ETERNITY IN TIME paru dans le quotidien du FIDMarseille du 9 juillet 2011.
         
 Films présentés au FIDMarseille:
2009 – GENNARIELLO DUE VOLTE – Compétition Française
2011 – HOLY TIME IN ETERNITY, HOLY ETERNITY IN TIME – Compétition Française
2011 – LE SOULÈVEMENT COMMENCE EN PROMENADE  – EP / Conversations secrètes
 

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